DVA et sacs Airbags, la sécurité avant tout

DVA et sacs Airbags, la sécurité avant tout

La montagne est un lieu propice à la contemplation, au repos ou aux sensations fortes. Mais c’est aussi un environnement encore sauvage et dangereux, même pour ceux qui ont l’habitude de l’arpenter. Lorsque l’on s’aventure en ski hors-piste, ou simplement en randonnée, le risque d’avalanche est, avec l’hypothermie, la principale menace d’ordre naturel. La précision des bulletins météorologiques permet d’en éviter la plupart. Mais, le cas échéant, il convient de disposer du bon matériel pour survivre à l’expérience, mais aussi pour porter secours à vos camarades moins chanceux que vous. Avec le matériel adéquat, notamment les airbags et le DVA, il est aujourd’hui possible de réduire la mortalité dans les avalanches d’au moins 50%, voire même 85% selon certaines études.

Présentation du DVA et des sacs airbags

sac airbag gonflé

Sac airbag, DVA : qu’est-ce que c’est ?

Le DVA est un Détecteur de Victime d’Avalanche. Il s’agit d’un petit émetteur/récepteur radio, qui fonctionne sur une fréquence d’environ 475 KHz. Il se présente sous la forme d’un petit boîtier étanche et robuste qui se glisse le plus souvent sous la veste du skieur ou du randonneur.

Le sac airbag est, intuitivement, plus facile à appréhender. Il s’agit d’un sac à dos fonctionnel, avec plusieurs compartiments de rangement, mais qui comprend également un sac gonflable en plastique robuste. À l’instar des airbags de voiture, le sac airbag se gonfle très rapidement en cas d’avalanche. Si des sacs à gonflage automatique sont en cours de perfectionnement, la grande majorité des modèles s’activent cependant de manière manuelle.

Comment ça marche ?

Le sac airbag fonctionne généralement à la manière d’un parachute. Si une avalanche se déclenche, une sangle doit être tirée par l’utilisateur. Elle provoque l’ouverture rapide de l’airbag. Contrairement aux modèles utilisés dans les transports, toutefois, le sac airbag n’est pas destiné à protéger des chocs de l’avalanche. Il sert plutôt à maintenir la personne prise dans la coulée de neige à la surface de l’avalanche, pour éviter d’être enseveli.

Après déclenchement, un ou plusieurs sacs en plastique robuste sont gonflés, via de l’air comprimé mais aussi à travers un effet venturi, pour réduire le poids du sac. Ainsi gonflé, le volume du couple sac/utilisateur est décuplé. S’il est pris dans l’avalanche, il restera en surface de celle-ci par le biais de la ségrégation inverse. Dans un fluide en mouvement, les éléments les plus volumineux ont tendance à rester en surface, tandis que les plus petites particules se dirigent en bas de la coulée.

Le principe de fonctionnement du DVA est plus simple à appréhender. Les membres du groupe pris dans l’avalanche qui auraient réussi à éviter la coulée, ou à émerger le plus rapidement, passent leur DVA en mode récepteur radio. Ceux des skieurs enfouis, restés en mode émission, guideront les récepteurs jusqu’à eux. De quoi permettre un dégagement bien plus rapide des personnes emportées par l’avalanche. Les DVA récents sont capables de suivre plusieurs pistes simultanément, et ce sur des distances pouvant dépasser les 50 mètres.

DVA et airbags, des équipements complémentaires

Selon la seule description des équipements, on comprend parfaitement que les DVA et sacs airbags sont complémentaires. En effet, il est bien plus facile de détecter et secourir une personne qui serait enfouie à très faible profondeur, grâce à l’utilisation d’un airbag. De manière générale, l’airbag augmente également la proportion de personnes emportées capables de sortir elles-mêmes de l’avalanche. Si elles sont indemnes, elles renforceront alors les effectifs de secouristes équipés de DVA.

Connaître son matériel, un prérequis indispensable

Bien entendu, comme pour tout équipement technique, il est absolument indispensable de connaître son matériel et de savoir l’utiliser. Une mauvaise utilisation du DVA peut entraîner des pertes de temps, ou une mauvaise direction des recherches, potentiellement fatales pour les victimes. Une utilisation intempestive ou accidentelle de l’airbag en dehors d’une avalanche peut entraîner des accidents. Inversement, ne pas trouver le déclencheur de son airbag lors d’une avalanche peut provoquer un immobilisme ou une réaction paniquée de la victime, qui l’empêchera de fuir l’avalanche.

Il est donc indispensable de s’entraîner à l’utilisation de son DVA avant même de partir en randonnée. Avant votre excursion, notamment si vous utilisez ce matériel pour la première fois, prenez le temps de repérer le fonctionnement du sac airbag. Si vous partez en journée hors-piste ou en randonnée organisée par des guides professionnels, il ne faut pas hésiter à leur demander une démonstration du matériel, s’ils ne le proposent pas spontanément. Pour aller plus loin, lisez aussi notre article sur le ski hors-piste.
dva, pelle et sonde dans un pack

Demander du matériel récent, et plus performant

Posséder un DVA et un sac airbag ne fait pas tout. Autant que possible, n’hésitez pas à louer des équipements récents, qui ont assez peu servis. Les DVA modernes permettent une portée de recherche accrue, et réduisent considérablement le temps des recherches. Si les sacs airbags sont conçus pour fonctionner plus de 100 jours par an, résister à d’énormes chocs et changements de températures, il convient tout de même de les entretenir avec soin.

Dans la station de Tignes, Mountain Story propose systématiquement du matériel neuf de dernière génération. La gamme de matériel de sécurité est renouvelée chaque saison, pour offrir systématiquement les meilleures performances et une sécurité optimale. Mieux encore, Mountain Story propose des kits complets en location, comprenant DVA, sac airbag, pelle et sonde.

La pelle et la sonde, les compléments indispensables au DVA et au sac airbag

Survivre à une avalanche, s’en extirper et détecter les survivants enfouis est déjà une épreuve en soi. Pourtant, rien ne sert de repérer ses amis sous la neige si l’on n’est pas équipé pour les en sortir. En complément d’un sac airbag et du DVA, il est donc indispensable d’emporter avec soi une sonde et une pelle. Ici aussi, il est plus que recommandé de s’entraîner à leur usage, notamment la sonde, avant toute excursion hors-piste !

D’ailleurs, les professionnels de l’équipement de montagne ne s’y trompent pas. Ainsi, chez Mountain Story, la location de DVA est indissociable de celle du kit pelle-sonde.