Le snooc, vous connaissez ?

Le snooc, vous connaissez ?

Chaque année, les professionnels de la montagne et les passionnés de sports d’hiver tentent d’innover. De nouvelles glisses sont inventées très régulièrement. Si certaines ne connaissent jamais le succès, d’autres arrivent à percer et même à s’exporter. C’est précisément ce qui est arrivé avec le snooc, une nouvelle pratique de glisse inventée par un Français en 2009, commercialisée depuis 2015, et qui connaît un vrai succès d’estime jusque dans les stations du Lac Tahoe, en Californie. A mi-chemin entre le ski de randonnée et la luge, le snooc intrigue. Retour sur cette nouveauté amusante et familiale qui permet de découvrir la montagne sous un nouveau jour.

Le snooc, qu’est-ce que c’est ?

Le snooc a été inventé par Cyril Colmet-Daâge, Français vivant à Chambéry et moniteur de ski. En 2009, il cherche un moyen de pouvoir emmener tous ses proches dans une même randonnée en montagne. Cela doit pouvoir inclure à la fois les adultes et les enfants, ceux qui ont l’habitude du ski comme les débutants. Évidemment, il faut qu’une telle excursion soit également amusante et sans danger, quel que soit l’âge du participant.

matériel de snoocLe snooc est donc une combinaison de ski de randonnée relativement classique, pour la phase d’ascension, et de luge, pour la descente. La phase d’apprentissage est donc minimale. Une simple initiation suffit à réaliser de belles randonnées. Et il est même possible de s’exercer par soi-même, en s’entraînant sur quelques pentes peu prononcées et peu fréquentées.

La phase de descente s’effectuant à la manière d’une luge, sans les bâtons, c’est la position du corps, des bras et des jambes qui contrôle l’engin. Il s’agit donc d’une glisse demandant peu de maîtrise technique, et à la portée de tous. Le snooc s’inscrit donc dans la lignée du paret. Cette luge en bois mono-patin, utilisée en Haute-Savoie au XIXème siècle, a donné depuis naissance à plusieurs pratiques de « ski assis », traditionnelles ou modernes, comme le fabwé ou le yooner. Avec de la maîtrise, le snooc permet d’explorer des paysages inédits. Permettant des descentes rapides sur des espaces dégagés aussi bien que lentes et précises pour éviter les obstacles, il peut être utilisé en hors-piste ou même en milieu boisé.

Comment fonctionne un snooc ?

Concrètement, comment est-il possible de transformer des skis de randonnée en luge ? Pour réaliser ce défi, le snooc se compose de plusieurs éléments modulaires. En montée, l’équipement semble assez standard. Les skis sont de type randonnée, avec des peaux de phoque synthétiques pour une meilleure adhésion. On utilise également des bâtons télescopiques et, bien entendu, des fixations et chaussures assez souples.

Avant de passer à la descente, il convient donc d’assembler le reste de l’équipement, transporté dans le sac à dos. L’ensemble pèse moins de 2 kg, et se compose d’une assise légère et confortable, et d’une suspension souple. Le tout est fixé sur les skis qui auront été superposés l’un sur l’autre. Les bâtons et les peaux de phoque sont repliés et rangés dans le sac à dos à leur place. La transition d’une phase à l’autre s’effectue en moins de 5 min. La descente s’effectue alors à la manière d’une luge, à 20 ou 30 cm du sol uniquement. Les pieds, au contact de la neige, servent à se stabiliser, tandis que les mouvements de bras et du bassin permettent de contrôler le snooc en se penchant pour réaliser des virages.

Une pratique complète, à la portée de tous

enfant pratiquant le snoocDe par la position très proche du sol, le snooc offre une très grande sécurité, et permet une prise en main rapide en toute confiance. En effet, en cas de chute, on ne se trouve qu’à 20 ou 30cm de la neige ! De plus, son mode de contrôle permet de bien maîtriser les virages et donc la vitesse de descente.

Ces caractéristiques en font un mode de glisse idéal pour tous les âges, dès dix ans ! Il est également abordable pour de nombreuses personnes à mobilité réduite. Enfin, pour ceux qui n’ont jamais fait de ski ou qui ont toujours eu peur d’essayer, c’est un excellent moyen d’aborder les sports d’hiver. Quel que soit son niveau de ski, le plaisir de la découverte est le même, et l’amusement garanti !

Quelles précautions pour pratiquer le snooc ?

Le snooc ne présente pas de risque particulier. Cela dit, il convient de respecter les précautions habituelles. Et comme le snooc est abordable pour ceux qui n’ont pas l’habitude de skier, quelques rappels restent essentiels. En termes de tenue, il vaut mieux prévoir des chaussures souples et chaudes, montantes de préférence. Si vous ne pratiquez le snooc que pour la descente, sans la phase de randonnée, des bottes de neige feront l’affaire.

Aussi proche de la piste, vous serez éclaboussés ! Des guêtres et un masque ne seront pas de luxe. Optez également pour une tenue étanche et chaude, notamment pour le pantalon et les gants, qui seront en contact fréquent avec la poudreuse. Le port du casque est aussi fortement recommandé. Il n’est pas rare qu’une session de snooc entre amis ressemble rapidement à une partie de karting voire d’auto-tamponneuse, notamment chez les enfants. Sans compter qu’un arbre ou un rocher pourraient vite gâcher votre séjour, surtout que vous ne disposez pas d’une grande visibilité à une telle hauteur.

Et bien entendu, si vous pratiquez le snooc en hors-piste, ne négligez pas les précautions habituelles ! Renseignez-vous sur la météo et les risques d’avalanche. Emportez également avec vous le matériel de sécurité de base, notamment un DVA, une pelle et une sonde, voire un sac airbag. Si vous n’en possédez pas, le magasin de ski Mountain Story en propose en location à Tignes.